Quand partir à Jeju ?
→ La page détaillée mois par mois, avec les relevés réels
Meilleure période : Avril-Mai, Octobre-Novembre
À éviter si possible : janvier à février et juillet à août (météo moins clémente ou forte affluence).
Températures et pluie relevées à Jeju City · moyennes des dernières années, données Open-Meteo (ERA5).
Subtropical humide, hivers doux et venteux, saison des pluies fin juin à juillet, typhons possibles d'août à septembre. La meilleure période pour partir à Jeju s'étend sur avril, mai, octobre et novembre, avec des températures qui montent jusqu'à 29-31°C (août). À l'inverse, janvier, février, mars, juin, juillet, août, septembre et décembre sont généralement moins favorables (météo moins clémente ou forte affluence, selon la destination), même si un voyage reste possible en s'organisant. En haute saison, réservez tôt : les prix et la fréquentation grimpent vite.
Partir à contre-courant. Pour éviter la foule sans trop sacrifier la météo, visez mars, juin, septembre et décembre : l'affluence retombe, les prix aussi, et le climat reste correct.
Ces mois vous inspirent ? Voyez aussi ce qui se fait de mieux ailleurs : où partir en avril · où partir en mai · où partir en octobre · où partir en novembre.
En bref
Pourquoi partir à Jeju ?
Jeju tient sur 1 833 km2 et cumule pourtant trois labels UNESCO : réserve de biosphère en 2002, patrimoine mondial en 2007, géoparc mondial en 2010. Tout part du Hallasan, volcan bouclier de 1 947 mètres qui porte un cratère sommital, et se prolonge en 360 cônes secondaires appelés oreum et en un réseau de tunnels de lave dont Manjanggul est le plus long ouvert aux visiteurs. On passe d'un champ de basalte noir à une forêt de camélias en vingt minutes de route.
L'île a sa propre culture, longtemps distincte de celle du continent. Les haenyeo, ces plongeuses qui descendent en apnée chercher ormeaux et oursins sans bouteille, sont inscrites au patrimoine immatériel de l'UNESCO depuis 2016 ; elles sont aujourd'hui moins de 3 000, la plupart âgées de plus de soixante ans. Les murets de pierre volcanique qui découpent les champs totalisent des milliers de kilomètres, et les dolharubang, statues de basalte à gros yeux, gardent encore les entrées de village.
Le reste tient à un rythme de vacances que les Coréens connaissent par coeur. La ligne Séoul-Jeju compte parmi les plus fréquentées du monde, avec des dizaines de rotations quotidiennes et des billets souvent sous les 60 €. Sur place, le sentier Olle découpe le littoral en 27 tronçons balisés de rubans bleus et orange, de 10 à 20 km chacun. Les plages de l'ouest, à Hyeopjae ou Gwakji, alignent un sable clair et une eau autour de 25°C en août.
Carte touristique de Jeju : où se trouvent les incontournables ?
La carte ci-dessous situe les 6 incontournables détaillés dans ce guide : de quoi visualiser les distances entre chaque étape et organiser votre parcours à Jeju.
- Jeju City
- Seongsan Ilchulbong
- Udo
- Hallasan
- Manjanggul
- Seogwipo
Combien coûte un voyage à Jeju en 2026 ? Calculette budget
Estimez votre budget à Jeju selon votre style de voyage : hébergement, repas, activités et transport sur place compris (hors vols). Ajustez la durée et le nombre de voyageurs, les totaux se recalculent.
Vols en sus, à comparer selon vos dates. Montants indicatifs par personne, hors vol, à ajuster selon la saison.
Le won se retire sans difficulté aux distributeurs des supérettes GS25 et CU, ouverts en continu, qui acceptent les cartes étrangères contrairement à beaucoup d'automates bancaires. La carte passe partout en ville, mais gardez 30 000 à 50 000 wons en liquide pour les stands de marché et les petites cantines de village.
Sécurité à Jeju : faut-il s'inquiéter ?
Jeju compte parmi les endroits les plus sûrs d'Asie et la petite délinquance y est rare, y compris la nuit dans les rues de Jeju City. Les vrais risques sont naturels. La mer d'abord : les courants de retour sont forts sur les plages du nord et de l'ouest, et la baignade hors zones surveillées cause plusieurs noyades chaque été. La météo ensuite, avec des typhons entre août et septembre qui clouent les avions au sol pendant un ou deux jours et ferment les sites côtiers sans préavis. En montagne, le Hallasan change vite : il peut faire 25°C au parking et 8°C avec du vent au sommet, et les gardes ferment les portes intermédiaires sans discussion. Enfin, la conduite locale est nerveuse sur les routes de campagne étroites bordées de murets de pierre, et les contrôles de vitesse par radar sont systématiques.
À voir et à faire à Jeju
Les incontournables à ne pas manquer, de nos coups de cœur vécus sur place aux grands classiques à ne pas rater :
- Cratère du Seongsan Ilchulbong
- Île d'Udo
- Tunnel de lave de Manjanggul
- Sommet du Hallasan
- Falaises de Jusangjeolli
- Chute de Jeongbang
- Village folklorique de Seongeup
- Marché Dongmun de Jeju
Ce qu'il faut réserver avant de partir à Jeju →
🧭 Découvrez l'itinéraire à Jeju, jour par jourCarte, durées, budget et où dormir : en accès libre, à adapter à vos dates. Créer mon itinéraire sur mesure →Seongsan Ilchulbong

Le cône de tuf le plus photographié de Corée, surgi de la mer il y a près de 5 000 ans à la pointe est de l'île. Son cratère de 600 mètres de diamètre est cerné de 99 pointes rocheuses, et le belvédère se gagne en une demi-heure d'escalier depuis le parking. Le site ouvre avant l'aube, ce qui explique la foule des levers de soleil entre novembre et février. Juste en dessous, le port de Seongsan sert de départ pour les ferries vers Udo et abrite un des derniers groupes actifs de haenyeo.
Udo

Une île satellite de 6,2 km2, à un quart d'heure de ferry de Seongsan, où l'on tourne en boucle sur une quinzaine de kilomètres à vélo ou en scooter. Le sable blanc de Seobin Baeksa vient de débris de corail et non de roche volcanique, ce qui en fait un cas unique en Corée. La falaise de l'Udobong tombe sur une mer très claire, et les champs d'arachides fournissent la glace au cacahuète vendue partout sur l'île. Le trafic touristique impose un quota de véhicules, réglé au guichet du ferry.
Hallasan

Le toit de la Corée du Sud à 1 947 mètres, avec le lac de cratère de Baengnokdam qui se remplit et se vide au fil des pluies. Deux itinéraires seulement montent au sommet : Seongpanak, 9,6 km de pente régulière, et Gwaneumsa, 8,7 km bien plus exigeants. La réservation en ligne est obligatoire depuis 2021 et les portes intermédiaires ferment tôt. Les sentiers de mi-hauteur, comme Eoseungsaengak ou Yeongsil, s'ouvrent sans réservation et donnent déjà de belles vues sur les oreum.
Manjanggul et les tunnels de lave

Le système de Geomunoreum compte une vingtaine de tubes creusés par la lave entre 100 000 et 300 000 ans avant nous. Manjanggul, long de 7,4 km, en ouvre un kilomètre au public, avec des galeries de 18 mètres de large et une colonne de lave de 7,6 mètres, la plus haute recensée. La température y stagne autour de 12°C et le sol reste mouillé. Les autres tunnels du système, comme Bengdwigul ou Yongcheondonggul, restent fermés pour raisons de conservation.
Seogwipo et ses cascades

La deuxième ville de l'île, sur la côte sud, sert de base à toute la moitié méridionale. Trois cascades s'y trouvent à quelques minutes les unes des autres : Jeongbang, 23 mètres, qui tombe droit dans la mer, Cheonjiyeon avec sa promenade nocturne éclairée, et Cheonjeyeon en trois paliers. Le marché Olle de Seogwipo grille le maquereau et découpe les mandarines à la commande. Les sorties bateau vers les îlots Beomseom et Munseom partent du port de Seogwipo.
Les sentiers Olle

Un réseau de randonnée créé en 2007 par une ancienne journaliste, aujourd'hui long d'environ 425 km découpés en 27 tronçons. Chacun fait 10 à 20 km, se boucle en quatre à six heures et suit le littoral, les oreum ou les villages, balisé par des rubans bleus et orange et des poneys de bois. Le tronçon 7, entre Seogwipo et Wolpyeong, longe la falaise sur 17 km et reste le plus emprunté. Un passeport à tamponner se vend dans les centres d'accueil pour ceux qui veulent tout enchaîner.
Combien de jours et quel itinéraire à Jeju ?
Quatre jours pleins permettent de faire le tour de l'île sans courir, en dormant deux nuits à l'est et deux au sud. Une semaine ouvre la porte au sommet du Hallasan, à deux ou trois tronçons Olle et à une journée entière sur Udo, avec de la marge pour un jour de typhon ou de pluie battante.
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Jeju en L'essentiel (3 jours)
Jour 1 : arrivée à Jeju City, marché Dongmun le soir et porc noir grillé. Jour 2 : route de l'est avec Manjanggul le matin, village de Seongeup à midi, puis nuit à Seongsan pour attaquer le cratère au lever du jour. Jour 3 : descente sur la côte sud, cascade de Jeongbang, falaises de Jusangjeolli et retour à l'aéroport en fin de journée. Une voiture de location est indispensable, les bus ronds-points font perdre des heures.
Jeju en Le tour complet (1 semaine)
Le même socle étalé, plus l'ascension du Hallasan par Seongpanak avec une réservation prise un mois à l'avance, une journée entière sur Udo à vélo électrique, deux tronçons Olle dont le n°7 entre Seogwipo et Wolpyeong, et les plages de l'ouest à Hyeopjae et Gwakji. On dort deux nuits à Jeju City, deux à Seongsan et trois à Seogwipo, ce qui évite de refaire le tour de l'île chaque soir. Gardez une journée de battement en réserve : la pluie et le vent ferment régulièrement les sentiers du parc national.
Jeju en Combiné Séoul et Jeju (10 jours)
Le format le plus courant depuis la France : cinq jours à Séoul pour les palais, le village hanok de Bukchon et les marchés, puis un vol intérieur d'une heure vers Jeju et quatre à cinq jours sur l'île. Les rotations Gimpo-Jeju partent toutes les vingt minutes et se réservent la veille sans surcoût notable. Prévoyez le retour long-courrier depuis Incheon, ce qui impose de remonter à Séoul la veille du vol, ou choisissez un billet ouvert qui autorise le retour direct depuis Jeju via une correspondance.
Comment s'y rendre et se déplacer à Jeju ?
Le vol intérieur depuis Séoul dure une heure, part de Gimpo ou d'Incheon et coûte souvent 40 à 70 € l'aller sur les compagnies domestiques. Les rotations sont si nombreuses qu'un billet pris la veille reste abordable, sauf pendant les congés coréens.
La voiture de location revient à 40-70 € par jour hors assurance, et se prend directement au terminal de l'aéroport. Le permis international est exigé en plus du permis français, sans quoi aucun loueur ne délivre les clés à l'agence.
Le réseau de bus couvre l'île avec deux lignes rapides qui font le tour par la côte et par le centre, pour 1 150 à 3 000 wons le trajet. C'est fiable mais lent, comptez trois heures pour rejoindre Seongsan depuis Jeju City.
Le ferry depuis Wando ou Mokpo, sur le continent, met quatre à six heures et permet d'embarquer un véhicule. Les traversées sont annulées dès que le vent forcit, ce qui arrive souvent entre décembre et mars.
Où dormir à Jeju ?
Guesthouses et auberges de Jeju City : 25-45 € la nuit, souvent tenues par des Coréens revenus du continent, avec cuisine commune et prêt de vélos. Le quartier autour du terminal de bus concentre les adresses les moins chères de l'île.
Hôtels de milieu de gamme à Jeju City et Seogwipo : 60-110 €, chambres compactes mais bien tenues, petit-déjeuner rarement inclus. C'est la catégorie la plus large et la plus facile à réserver en dernière minute hors vacances scolaires.
Pensions et maisons de pierre rénovées dans les villages de l'est, entre Gimnyeong et Seongsan : 70-130 €, avec cour intérieure et souvent une seule chambre louée. Il faut une voiture, aucune n'est desservie correctement par le bus.
Grands resorts de Jungmun, sur la côte sud : 180-350 €, avec piscines, plage privative et navettes. Les tarifs doublent pendant les congés coréens de fin juillet à mi-août, période à éviter si le budget compte.
Nos adresses étape par étape, en trois gammes →
Que manger à Jeju ?
Le porc noir de Jeju, race locale à peau épaisse, se grille au charbon en tranches épaisses et se trempe dans une sauce d'anchois fermentés. Comptez 18 000 à 25 000 wons la portion pour une personne, soit 12 à 17 €, dans les rues de Jeju City.
Le haemul ttukbaegi et l'abalone porridge se commandent dans les cantines de bord de mer tenues par des familles de haenyeo. Une marmite d'ormeaux, oursins et coquillages tourne autour de 15 €, servie avec une demi-douzaine de banchan.
Le gogi guksu, nouilles de blé dans un bouillon de porc trouble surmonté de tranches de poitrine, reste le plat du quotidien à 7 000 ou 9 000 wons. Chaque quartier a sa cantine et les files se forment avant midi.
La mandarine, cultivée sur toute la moitié sud, se décline en jus, en chocolat et en gâteaux vendus partout. La variété hallabong, grosse et bosselée au sommet, arrive en janvier et se vend au kilo sur les marchés de campagne.
Pour quel type de voyageur ?
Jeju se prête à un voyage nature, sportif et gourmand. Que l'on parte en amoureux, en famille et même en solo, chacun y trouve son rythme. Côté hébergement, on trouve surtout des hôtels classiques, des hôtels de charme et des resorts.
Formalités & infos pratiques
Pour les voyageurs français, aucun visa n'est nécessaire pour un séjour touristique de moins de 90 jours ; un passeport en cours de validité suffit. La langue principale est le coréen, et depuis Paris comptez ~13h (Paris-Séoul puis 1h de vol Séoul-Jeju, correspondance obligatoire).
Sur place, pour garder internet sans payer le roaming, une eSIM à Jeju s'active en quelques minutes et fonctionne dès l'atterrissage (forfaits à partir de 5,99 €). Pensez aussi à une assurance voyage adaptée.
Répondez à 5 questions et trouvez la destination qui colle à vos envies.
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Questions fréquentes à Jeju
Quel budget prévoir pour un voyage à Jeju ?
Comptez en moyenne 80-140 €/jour par personne (hors vol), soit un budget modéré (€€). À ajuster selon la saison et le style de voyage.
Combien de temps de vol depuis Paris ?
Pour rejoindre Jeju depuis Paris, comptez ~13h (Paris-Séoul puis 1h de vol Séoul-Jeju, correspondance obligatoire).
Faut-il un visa pour Jeju ?
Non pour un séjour touristique de moins de 90 jours. L'autorisation K-ETA n'est pas exigée des Français jusqu'à fin 2026, mais la carte d'arrivée électronique se remplit en ligne avant le vol. Jeju applique en outre son propre régime d'entrée sans visa pour les vols directs, sans effet pour les voyageurs français qui transitent par Séoul.
A-t-on besoin d'une voiture sur l'île ?
Pour couvrir l'est, l'ouest et le sud en quelques jours, oui. Le permis de conduire international est obligatoire en plus du permis français, et se demande gratuitement en préfecture avant le départ. Sans voiture, restez sur Jeju City et Seogwipo et prenez les deux lignes de bus rapides, quitte à perdre trois heures par trajet.
Peut-on monter au sommet du Hallasan sans réserver ?
Non. Depuis 2021, les deux sentiers sommitaux, Seongpanak et Gwaneumsa, imposent une réservation nominative en ligne avec quota quotidien. Les sentiers de mi-hauteur comme Yeongsil ou Eoseungsaengak restent en accès libre. L'accès au parc est gratuit, seul le parking se paie.
Quelle est la meilleure période pour venir ?
Avril et mai pour les colzas en fleur et les températures douces, octobre et novembre pour l'air sec et les érables du Hallasan. Évitez fin juin et juillet, quand la saison des pluies s'installe, ainsi que le mois d'août, à la fois le plus chaud, le plus cher et le plus exposé aux typhons.
Combien de jours faut-il prévoir ?
Trois jours pleins suffisent pour l'est et le sud en voiture, mais laissent l'ouest de côté. Quatre à cinq jours donnent un tour d'île confortable. Une semaine devient utile si vous visez le sommet du Hallasan, plusieurs tronçons Olle et une journée entière sur Udo, avec une marge pour la météo.










