Quand partir à Bora Bora ?
→ La page détaillée mois par mois, avec les relevés réels
Meilleure période : Mai-Octobre (saison sèche)
À éviter si possible : décembre à mars (météo moins clémente ou forte affluence).
Températures et pluie relevées à Matira · moyennes des dernières années, données Open-Meteo (ERA5).
Tropical, saison sèche et ventée de mai à octobre autour de 28°C, saison chaude et humide de novembre à avril avec averses et 31°C. La meilleure période pour partir à Bora Bora s'étend sur mai, juin, juillet, août, septembre et octobre, avec des températures qui montent jusqu'à 30-32°C (décembre-mars). À l'inverse, janvier, février, mars, avril, novembre et décembre sont généralement moins favorables (météo moins clémente ou forte affluence, selon la destination), même si un voyage reste possible en s'organisant. En haute saison, réservez tôt : les prix et la fréquentation grimpent vite.
Partir à contre-courant. Pour éviter la foule sans trop sacrifier la météo, visez avril et novembre : l'affluence retombe, les prix aussi, et le climat reste correct.
Ces mois vous inspirent ? Voyez aussi ce qui se fait de mieux ailleurs : où partir en mai · où partir en juin · où partir en juillet · où partir en août · où partir en septembre · où partir en octobre.
En bref
Pourquoi partir à Bora Bora ?
Bora Bora est un volcan de trois millions d'années dont il ne reste que le cœur, l'Otemanu et le Pahia, posé au milieu d'un lagon de 60 km2 que ferme une ceinture de motu presque continue. Cette géographie explique tout : un lagon fermé, donc calme et clair, une île principale de 30 km de tour, et des îlots de sable qui ont accueilli les premiers bungalows sur pilotis de la planète en 1967, à l'hôtel Bora Bora, sous les yeux d'un jeune architecte de Californie. L'image est devenue un standard mondial.
Ce qui reste peu connu, c'est que l'île se visite aussi par le bas. Les pensions de famille de Matira et des motu, l'unique route circulaire qu'on fait à vélo, les roulottes de Vaitape, le marae de Faanui et les canons américains de 1942 racontent une île habitée par 10 000 personnes, dont la moitié travaille pour les hôtels. Le lagon, lui, est le même pour tous : les raies, les requins pointe noire, le jardin de corail et les mantas d'Anau se rejoignent en bateau ou en kayak sans passer par un resort.
Le voyage se pense avec ses contraintes. Vingt-quatre heures de vol depuis Paris, un billet Papeete-Bora Bora à 350 € l'aller-retour, un coût de la vie 40 % au-dessus de la métropole, des transferts en bateau payants vers les motu. En saison sèche, de mai à octobre, l'alizé rafraîchit, la visibilité dépasse vingt mètres et les baleines à bosse passent au large d'août à octobre. Le reste de l'année, la chaleur humide et les averses de fin de journée ne gâchent pas les matinées.
Carte touristique de Bora Bora : où se trouvent les incontournables ?
La carte ci-dessous situe les 6 incontournables détaillés dans ce guide : de quoi visualiser les distances entre chaque étape et organiser votre parcours à Bora Bora.
- Matira
- Vaitape
- Le lagon et ses motu
- Anau et la côte est
- Faanui et les canons
- Les sommets
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Estimez votre budget à Bora Bora selon votre style de voyage : hébergement, repas, activités et transport sur place compris (hors vols). Ajustez la durée et le nombre de voyageurs, les totaux se recalculent.
Vols en sus, à comparer selon vos dates. Montants indicatifs par personne, hors vol, à ajuster selon la saison.
Le franc Pacifique est à parité fixe avec l'euro, 1 € = 119,33 XPF, sans risque de change. Les cartes passent partout dans les hôtels, supermarchés et excursions, mais les roulottes, marchés et petites pensions demandent du liquide. Deux banques avec distributeur à Vaitape, aucune ailleurs sur l'île, retirez en arrivant.
Sécurité à Bora Bora : faut-il s'inquiéter ?
Bora Bora est une île très sûre, sans délinquance notable, où les pensions ne ferment pas à clé. Les risques sont naturels. Le soleil d'abord, vertical toute l'année et amplifié par la réverbération du lagon : crème indice 50, chapeau et t-shirt pour le snorkeling. Le récif ensuite : les coupures de corail s'infectent vite, les poissons-pierres se cachent dans le sable, portez des chaussons dans l'eau. Les passes du lagon ont des courants forts et sont réservées aux plongeurs encadrés. La dengue circule certaines années, un répulsif en soirée s'impose. Les sentiers de montagne, non balisés, ont déjà valu des recherches à des randonneurs partis seuls. Sur le plan médical, Bora Bora dispose d'un dispensaire et de médecins à Vaitape, l'hôpital le plus proche est à Raiatea et les cas sérieux sont évacués vers Papeete. La Sécurité sociale métropolitaine ne s'applique pas en Polynésie : une assurance voyage avec rapatriement est nécessaire.
À voir et à faire à Bora Bora
Les incontournables à ne pas manquer, de nos coups de cœur vécus sur place aux grands classiques à ne pas rater :
- Plage de Matira
- Mont Otemanu
- Jardin de corail du lagon
- Baignade avec les raies et les requins
- Tour de l'île à vélo
- Canons américains de la pointe Fitiiu
- Marae Marotetini
- Randonnée du mont Pahia
Ce qu'il faut réserver avant de partir à Bora Bora →
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La pointe sud de l'île concentre la vie hors resorts : la plage publique, deux kilomètres de sable en pente douce, les pensions de famille, les snacks et les loueurs de vélos et de kayaks. L'eau y est peu profonde sur une centaine de mètres, sans courant, ce qui en fait le coin des familles. Le coucher du soleil se regarde depuis le côté ouest de la pointe, face aux motu Toopua. Le soir, le snack Matira et quelques tables servent poisson cru, mahi mahi grillé et bière Hinano à des prix qui restent polynésiens, autour de 15 à 25 €.
Vaitape

Le chef-lieu, sur la côte ouest, face à la passe de Teavanui, reçoit la navette gratuite de l'aéroport et le ferry de Papeete. On y trouve la mairie, la gendarmerie, les deux supermarchés, la pharmacie, les banques, l'église et le quai des excursions. Le marché artisanal vend paréos, monoï et perles noires. Le soir, les roulottes s'installent sur le quai et servent chow mein, poisson cru et steak-frites pour 10 à 15 €. C'est aussi le point de départ des sentiers du mont Pahia et le bon endroit pour loger sans voiture.
Le lagon et ses motu

Un chapelet d'îlots de sable ferme le lagon sur trois côtés : Motu Mute et sa piste d'aviation au nord, Tevairoa, Toopua et Tapu à l'ouest, Piti Aau à l'est, plus une dizaine d'autres. Les grands resorts y ont construit leurs bungalows sur pilotis, mais plusieurs pensions y louent aussi des bungalows sur la plage avec cuisine et kayak. Le jardin de corail, les bancs de raies et les mantas d'Anau se répartissent tout autour. Le tour complet en bateau, avec pique-nique sur un motu, dure la journée et reste l'expérience la plus partagée de l'île.
Anau et la côte est

Le village d'Anau, sur la côte est, fait face aux motu Piti Aau et à un lagon plus profond où les raies mantas viennent se faire nettoyer. C'est le côté calme de l'île : pas d'hôtel sur l'île principale, des maisons fleuries, des cimetières au bord de l'eau, le départ du sentier vers la grotte de l'Otemanu. La route y longe le lagon presque sans interruption. En vélo, c'est le tronçon à faire tôt le matin, quand la montagne est à l'ombre et que les pêcheurs rentrent avec les thons et les perroquets pour les restaurants.
Faanui et les canons

La grande baie du nord-ouest fut le port des Américains de 1942 à 1946. Ils y ont laissé un quai, des citernes, des bunkers dans la végétation et des canons de marine sur les hauteurs, à Tereia et à la pointe Fitiiu. Sur le rivage, le marae Marotetini, restauré en 1968, rappelle le royaume de Vavau qui régnait sur les îles voisines avant les missionnaires. Le site est en accès libre, sans panneau. Les carcasses d'hôtels abandonnés après les cyclones de 1983 et la crise de 2008 complètent une visite qui contredit l'image de carte postale.
Les sommets

L'Otemanu, 727 mètres, est une paroi de basalte qui ne se gravit pas. Le Pahia, 661 mètres, se monte en trois heures depuis Vaitape sur un sentier non balisé, avec cordes fixes sur l'arête finale, pour une vue qui prend tout le lagon et les îles voisines jusqu'à Maupiti. Une randonnée plus courte monte d'Anau jusqu'à une grotte à mi-pente de l'Otemanu. Dans les deux cas, un guide est nécessaire : les sentiers traversent des terres privées, se perdent dans la forêt et deviennent dangereux après la pluie. Départ à l'aube, trois litres d'eau.
Combien de jours et quel itinéraire à Bora Bora ?
Trois nuits suffisent à un couple en resort pour le lagon, Matira et une excursion. Cinq nuits laissent le temps du tour à vélo, d'une randonnée et d'une journée de pluie. Bora Bora se combine presque toujours avec Moorea ou Tahiti, en dix à quinze jours de voyage.
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Bora Bora en Bora Bora en 4 nuits
Jour 1 : arrivée par la navette de l'aéroport, installation à Matira, baignade et coucher du soleil. Jour 2 : tour du lagon en bateau, raies, requins, jardin de corail, pique-nique sur un motu. Jour 3 : tour de l'île à vélo au matin, marae Marotetini, canons de Fitiiu, roulottes de Vaitape le soir. Jour 4 : matinée kayak ou paddle sur le lagon, après-midi libre à Matira. Le format qui s'insère dans un circuit de deux semaines en Polynésie.
Bora Bora en Bora Bora et Moorea (12 jours)
Trois nuits à Moorea d'abord, à 30 minutes de ferry de Papeete, pour les baies d'Opunohu et de Cook, la randonnée du col des Trois Cocotiers et les baleines de saison. Puis vol Papeete-Bora Bora et cinq nuits à Matira ou sur un motu : lagon, vélo, mont Pahia, une nuit ou deux en pilotis si le budget le permet. Retour par Tahiti avec une nuit à Papeete pour le marché et le musée de Tahiti et des îles. Le grand classique, à un tarif plus doux si Moorea prend la part des nuits.
Bora Bora en Les îles Sous-le-Vent (2 semaines)
Bora Bora en ouverture ou en clôture, quatre nuits, puis les îles voisines par avion ou par ferry Apetahi Express : Tahaa et ses fermes perlières et vanilleraies, accessible en bateau depuis Raiatea, Raiatea et le marae de Taputapuatea classé à l'Unesco, Huahine et ses villages de pêcheurs. Le pass multi-îles d'Air Tahiti rend la boucle abordable, et les pensions de famille remplacent les resorts. C'est le voyage qui donne la vraie mesure de la Polynésie, avec Bora Bora comme point culminant.
Comment s'y rendre et se déplacer à Bora Bora ?
Depuis Paris, comptez 22 à 24 heures pour Papeete avec escale à Los Angeles, San Francisco ou Seattle : l'ESTA américaine est obligatoire même en transit. Puis 50 minutes de vol Air Tahiti jusqu'à l'aérodrome du motu Mute, autour de 350 € l'aller-retour.
L'aéroport est sur un motu : une navette bateau gratuite d'Air Tahiti rejoint Vaitape en 20 minutes. Les resorts des motu envoient leur propre bateau, payant, de 50 à 120 € par personne l'aller-retour selon l'établissement.
Sur l'île principale, vélo à 17 € la journée, scooter à 50 €, voiture à 90 €. Une seule route, 32 km, sans feu ni carrefour. Les bus Le Truck ne circulent plus régulièrement, les taxis sont rares et chers, mais l'auto-stop fonctionne bien.
Le ferry rapide Apetahi Express relie Papeete à Bora Bora en six heures, via Huahine et Raiatea, quelques fois par semaine, autour de 90 € l'aller simple. C'est l'alternative économique à l'avion, avec un lever de soleil sur les îles Sous-le-Vent.
Où dormir à Bora Bora ?
Pensions de famille à Matira et à Vaitape : 90 à 160 € la chambre ou le bungalow, souvent avec cuisine et vélos, parfois la plage au bout du jardin. C'est la formule qui rend Bora Bora accessible et la plus vivante.
Bungalows sur un motu chez l'habitant : 150 à 250 € avec transfert en bateau, kayak et coucher de soleil sur la montagne. L'isolement impose de prévoir ses courses et ses excursions, mais le lagon est au pied du lit.
Hôtels de l'île principale à Matira : 200 à 400 € en bungalow jardin ou plage, avec piscine, restaurant et la plage publique à deux pas. C'est le bon compromis pour dormir face au lagon, rester à pied de tout et éviter les transferts en bateau des motu.
Resorts sur pilotis des motu : 800 à 2 000 € la nuit, plancher de verre, petit-déjeuner en pirogue, spa. Réservez six mois à l'avance pour la saison sèche, et ne prévoyez que deux ou trois nuits, l'île se vit aussi ailleurs.
Nos adresses étape par étape, en trois gammes →
Que manger à Bora Bora ?
Le poisson cru au lait de coco, thon rouge mariné au citron vert avec concombre et carotte, est le plat de tous les jours, 10 à 15 € dans les snacks et les roulottes de Vaitape, le double dans les restaurants d'hôtel.
Les roulottes du quai de Vaitape ouvrent vers 18h : chow mein, poisson grillé, steak-frites, crêpes, pour 10 à 15 € l'assiette, avec des portions généreuses. C'est là que mangent les habitants, et le meilleur rapport qualité-prix de l'île.
Le pique-nique sur motu inclus dans les tours du lagon vaut le repas : poisson cru, mahi mahi grillé, uru, bananes cuites, fruits frais, le tout préparé sur le sable par l'équipage. Le poisson vient de la pêche du matin.
Tout ce qui n'est pas pêché ou cueilli arrive par bateau. Les supermarchés de Vaitape affichent 40 à 60 % de plus qu'en métropole sur les produits importés. Le pain, les fruits locaux, le thon et la bière Hinano restent à des prix raisonnables.
Pour quel type de voyageur ?
Bora Bora se prête à un voyage romantique, reposant et nature. Que l'on parte en amoureux, en famille et même en solo, chacun y trouve son rythme. Côté hébergement, on trouve surtout des resorts, des lodges et des hôtels de charme.
Formalités & infos pratiques
Pour les voyageurs français, aucune formalité particulière : il s'agit d'un territoire français, une carte d'identité en cours de validité suffit. La langue principale est le français, et depuis Paris comptez ~24h (escale aux États-Unis puis 50 min de vol Papeete-Bora Bora).
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Questions fréquentes à Bora Bora
Quel budget prévoir pour un voyage à Bora Bora ?
Comptez en moyenne 250-500 €/jour par personne (hors vol), soit un budget élevé (€€€). À ajuster selon la saison et le style de voyage.
Combien de temps de vol depuis Paris ?
Pour rejoindre Bora Bora depuis Paris, comptez ~24h (escale aux États-Unis puis 50 min de vol Papeete-Bora Bora).
Quelle est la meilleure période pour Bora Bora ?
De mai à octobre, en saison sèche : 27 à 29°C, alizé régulier, peu de pluie, lagon clair et baleines à bosse au large d'août à octobre. C'est aussi la haute saison, avec des prix plus élevés en juillet-août. De novembre à avril, il fait plus chaud et humide, avec des averses courtes, et les tarifs des hôtels baissent nettement.
Faut-il un passeport ou un visa ?
Bora Bora est en France : la carte d'identité suffit en théorie. Mais l'escale aux États-Unis impose un passeport biométrique et une autorisation ESTA, même sans quitter l'aéroport. Sans cela, il reste les vols par le Canada ou le Japon, plus longs. Aucune vaccination n'est exigée, les pharmacies sont bien fournies.
Peut-on visiter Bora Bora sans dormir en resort ?
Oui, et c'est ce que font la plupart des voyageurs français. Une trentaine de pensions de famille à Matira, Vaitape et sur les motu louent chambres et bungalows de 90 à 250 €, avec vélo, kayak et souvent une cuisine. Les excursions sur le lagon, la plage de Matira et les randonnées sont accessibles à tous, sans passer par un hôtel.
Combien de jours rester à Bora Bora ?
Trois nuits pour le lagon, Matira et une excursion, quatre ou cinq pour ajouter le tour à vélo, une randonnée et un jour de repos. Au-delà, l'île tourne en rond sauf pour les plongeurs. La plupart des séjours combinent Bora Bora avec Moorea ou une autre île Sous-le-Vent sur douze à quinze jours au total.
Comment aller de l'aéroport à son hébergement ?
L'aérodrome est sur le motu Mute, au nord du lagon. Air Tahiti assure une navette bateau gratuite vers Vaitape, où les pensions viennent chercher leurs clients. Les resorts des motu envoient leur propre bateau, facturé 50 à 120 € par personne l'aller-retour. Prévoyez ce transfert dans le budget, il n'est presque jamais inclus.










