Quand partir à Katmandou ?
→ La page détaillée mois par mois, avec les relevés réels
Meilleure période : Octobre-Novembre & Mars-Avril
À éviter si possible : janvier et juin à août (météo moins clémente ou forte affluence).
Températures et pluie relevées à Durbar Square de Katmandou · moyennes des dernières années, données Open-Meteo (ERA5).
Subtropical d'altitude à 1 400 mètres, hivers doux et secs mais très pollués, mousson de juin à septembre, printemps chaud. La meilleure période pour partir à Katmandou s'étend sur mars, avril, octobre et novembre, avec des températures qui montent jusqu'à 28-30°C (mai-juin). À l'inverse, janvier, février, mai, juin, juillet, août, septembre et décembre sont généralement moins favorables (météo moins clémente ou forte affluence, selon la destination), même si un voyage reste possible en s'organisant. En haute saison, réservez tôt : les prix et la fréquentation grimpent vite.
Partir à contre-courant. Pour éviter la foule sans trop sacrifier la météo, visez février, mai, septembre et décembre : l'affluence retombe, les prix aussi, et le climat reste correct.
Ces mois vous inspirent ? Voyez aussi ce qui se fait de mieux ailleurs : où partir en octobre · où partir en novembre · où partir en mars · où partir en avril.
En bref
Pourquoi partir à Katmandou ?
La vallée de Katmandou concentre sept ensembles inscrits au patrimoine mondial dans un rayon d'une vingtaine de kilomètres : trois places royales, deux grands stupas bouddhistes et deux sanctuaires hindous majeurs. Cette densité vient de l'histoire : jusqu'à l'unification de 1769, trois royaumes rivaux, Katmandou, Patan et Bhaktapur, se sont fait concurrence à coups de temples, de palais et de commandes d'artistes newar. Le résultat tient sur quelques kilomètres carrés et se visite en trois ou quatre jours.
La ville a été durement touchée le 25 avril 2015 par un séisme de magnitude 7,8 qui a fait près de neuf mille morts dans le pays et détruit plusieurs temples parmi les plus anciens de la vallée. Une partie a été reconstruite selon les techniques traditionnelles, en brique et en bois sculpté, une autre reste en chantier ou n'existe plus. Le visiteur voit donc un patrimoine en cours de reprise, avec des échafaudages de bambou et des ateliers de charpentiers au pied des pagodes.
C'est aussi le sas obligé de tout trek dans l'Himalaya. Les permis, les vols intérieurs vers Lukla ou Pokhara, les guides et le matériel se règlent dans le quartier de Thamel, où la route hippie s'achevait déjà dans les années 1960. On y passe deux ou trois jours avant de partir, et souvent autant au retour, ce qui laisse largement le temps d'explorer la vallée sans en faire une destination séparée.
Carte touristique de Katmandou : où se trouvent les incontournables ?
La carte ci-dessous situe les 6 incontournables détaillés dans ce guide : de quoi visualiser les distances entre chaque étape et organiser votre parcours à Katmandou.
- Durbar Square de Katmandou
- Bodnath
- Swayambhunath
- Pashupatinath
- Patan
- Bhaktapur
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Estimez votre budget à Katmandou selon votre style de voyage : hébergement, repas, activités et transport sur place compris (hors vols). Ajustez la durée et le nombre de voyageurs, les totaux se recalculent.
Vols en sus, à comparer selon vos dates. Montants indicatifs par personne, hors vol, à ajuster selon la saison.
La roupie népalaise ne se change pas hors du pays et l'export en est théoriquement interdit. Les distributeurs sont nombreux à Thamel mais plafonnent les retraits autour de 35 000 roupies et facturent une commission fixe d'environ 500 roupies : retirez de gros montants. Les cartes passent dans les hôtels et les grandes agences, rarement ailleurs. Gardez des coupures de 100 et 500 roupies pour les taxis et les échoppes.
Sécurité à Katmandou : faut-il s'inquiéter ?
Katmandou est une ville sûre au regard de sa taille, avec peu d'agressions et des vols limités aux sacs mal fermés dans les rues étroites de Thamel. Les vrais sujets sont sanitaires et logistiques. La pollution de l'air atteint des niveaux élevés de novembre à mars, quand l'inversion thermique piège les particules dans la cuvette : un masque filtrant est utile pour les personnes sensibles. L'eau du robinet n'est pas potable et les troubles digestifs touchent une bonne partie des voyageurs, prévoyez une gourde filtrante et évitez les crudités lavées à l'eau courante. La circulation est chaotique, sans trottoirs praticables ni feux respectés, et traverser demande de l'attention. Le pays est en zone sismique active : le séisme de 2015 a fait près de neuf mille morts, et les consignes affichées dans les hôtels méritent d'être lues. Enfin, les grèves générales, dites bandh, bloquent parfois la circulation sans préavis.
À voir et à faire à Katmandou
Les incontournables à ne pas manquer, de nos coups de cœur vécus sur place aux grands classiques à ne pas rater :
- Durbar Square de Katmandou
- Stupa de Bodnath
- Swayambhunath
- Pashupatinath
- Thamel
- Patan Durbar Square
- Bhaktapur
- Colline de Nagarkot
Ce qu'il faut réserver avant de partir à Katmandou →
🧭 Découvrez l'itinéraire à Katmandou, jour par jourCarte, durées, budget et où dormir : en accès libre, à adapter à vos dates. Créer mon itinéraire sur mesure →Durbar Square de Katmandou

L'ancienne place royale, cœur du pouvoir Malla puis Shah, hérissée de temples de brique et de bois entre le XIIe et le XVIIIe siècle. Le palais de Hanuman Dhoka en occupe le flanc est, avec ses cours emboîtées, et la maison de la Kumari abrite une fillette vénérée comme déesse vivante jusqu'à sa puberté, qui paraît brièvement à une fenêtre sculptée. Le séisme de 2015 a détruit plusieurs édifices majeurs, dont le pavillon de Kasthamandap qui a donné son nom à la ville, depuis rebâti.
Bodnath

Un stupa de 36 mètres de haut et 100 mètres de diamètre, l'un des plus grands d'Asie, dont le dôme blanc porte une tour carrée peinte des yeux du Bouddha sur ses quatre faces. Le quartier est devenu le centre de la diaspora tibétaine au Népal après 1959, avec une trentaine de monastères alentour. Au lever du jour et en fin d'après-midi, moines et habitants font la circumambulation dans le sens des aiguilles d'une montre en actionnant les moulins à prières. La flèche, tombée en 2015, a été reconstruite en un an.
Pashupatinath

Le sanctuaire hindou le plus important du pays, dédié à Shiva, étalé sur les deux rives de la Bagmati. Le temple à toit doré est réservé aux hindous, mais la rive opposée reste ouverte et surplombe les ghats de crémation, où les bûchers brûlent en continu. Des sadhus, ascètes couverts de cendre, vivent dans les grottes du site. La fête de Maha Shivaratri, en février ou mars, y attire des centaines de milliers de pèlerins venus du Népal et d'Inde, et les rues autour deviennent alors impraticables.
Swayambhunath

Un stupa au sommet d'une colline à l'ouest de la ville, que la tradition fait remonter à plus de deux millénaires, ce qui en ferait le plus ancien sanctuaire de la vallée. Trois cent soixante-cinq marches raides y montent depuis l'est, bordées de statues et peuplées de macaques rhésus. Le sommet mêle sanctuaires bouddhistes et hindous, avec des chapelles, un monastère tibétain et une vue sur toute la vallée. Plusieurs structures se sont effondrées en 2015 et ont depuis été relevées à l'identique.
Patan

Royaume indépendant jusqu'au XVIIIe siècle, à cinq kilomètres au sud, Patan conserve la place royale la mieux conservée de la vallée. Son musée, installé dans les cours restaurées du palais, est considéré comme le meilleur musée d'art newar du pays. Devant, le temple de Krishna en pierre aligne vingt et un toits sculptés, cas rare dans une architecture de brique et de bois. Le Golden Temple bouddhiste, avec ses tortues dans la cour, et les ateliers de bronziers des ruelles nord complètent la visite.
Bhaktapur

La troisième cité royale, à treize kilomètres à l'est, restée à l'écart de l'expansion urbaine et donc la mieux préservée. La circulation motorisée y est limitée dans la vieille ville. La pagode de Nyatapola, cinq toits sur 30 mètres, s'élève au-dessus de cinq terrasses gardées par des paires de figures de force croissante. La place aux Poteries sèche encore ses pièces au soleil et le juju dhau, yaourt de bufflonne servi en pot de terre, se vend à tous les coins de rue. Le billet reste valable plusieurs jours.
Combien de jours et quel itinéraire à Katmandou ?
Trois jours pleins couvrent les trois places royales et les deux grands sanctuaires. Cinq jours permettent d'ajouter Nagarkot, une nuit à Bhaktapur et un jour de flottement pour les formalités de trek. Au-delà, Katmandou sert de base pour Pokhara, Chitwan ou un départ vers l'Himalaya.
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Katmandou en La vallée en trois jours
Jour 1 : Durbar Square de Katmandou le matin, maison de la Kumari, déjeuner à Thamel, Swayambhunath en fin d'après-midi pour la lumière sur la vallée. Jour 2 : Pashupatinath en début de matinée depuis la rive est, puis Bodnath pour la kora du soir et un dîner tibétain sur une terrasse. Jour 3 : Patan à la journée, musée du palais, temple de Krishna, Golden Temple et ateliers de bronziers des ruelles nord.
Katmandou en Cinq jours avec Bhaktapur et Nagarkot
Les trois premiers jours, puis départ pour Bhaktapur avec une nuit sur place : la ville se vide de ses visiteurs après 17h et l'on se retrouve seul entre les pagodes au petit matin. Le lendemain, montée à Nagarkot, à 2 175 mètres, pour dormir face à la chaîne himalayenne et être en position au lever du jour. Retour à pied vers Changu Narayan en trois heures de descente, puis bus ou taxi jusqu'à Katmandou.
Katmandou en Népal en deux semaines depuis Katmandou
Trois jours dans la vallée, puis vol ou bus vers Pokhara, sept heures de route pour deux cents kilomètres. De là, un trek court comme celui de Poon Hill, quatre à cinq jours, ou l'approche du camp de base des Annapurnas, une dizaine de jours. Retour par le parc de Chitwan pour les rhinocéros à une corne, deux nuits. Comptez toujours deux jours tampon à Katmandou avant le vol retour, les liaisons intérieures étant souvent retardées.
Comment s'y rendre et se déplacer à Katmandou ?
L'aéroport de Tribhuvan est à six kilomètres du centre, soit vingt minutes sans circulation et une heure aux heures pleines. Le visa s'obtient à l'arrivée aux bornes automatiques, contre passeport valable six mois et paiement en espèces ou par carte. Prévoyez une photo d'identité en secours.
En ville, le taxi est le moyen le plus simple : négociez avant de monter ou exigez le compteur, la course de Thamel à Bodnath tournant autour de 500 à 800 roupies. Les applications locales de VTC fonctionnent bien et suppriment la négociation, y compris pour les scooters-taxis.
Les bus locaux et les microbus desservent Patan, Bhaktapur et Nagarkot pour quelques dizaines de roupies, mais sont bondés et sans horaires fixes. Un taxi à la journée, autour de 30 à 45 €, reste plus efficace pour combiner plusieurs sites de la vallée dans un même trajet.
Pour l'intérieur du pays, les vols de Pokhara et de Lukla partent du terminal domestique. Les annulations pour météo sont fréquentes, surtout vers Lukla : gardez toujours deux jours de marge avant un vol international de retour. Les bus longue distance mettent sept heures pour Pokhara.
Où dormir à Katmandou ?
Thamel concentre des dizaines d'auberges et de petits hôtels entre 8 et 25 € la nuit, avec chambre double, eau chaude et wifi. C'est le quartier le plus pratique pour préparer un trek, avec agences et loueurs de matériel à chaque pas, mais aussi le plus bruyant jusque tard le soir.
Les hôtels de milieu de gamme se répartissent entre Thamel, Lazimpat et Bodnath, de 40 à 90 € la nuit. Plusieurs occupent d'anciennes demeures rana avec jardin. Dormir à Bodnath change le rythme du séjour : on se réveille au son des moulins à prières et l'air y est un peu moins chargé.
Bhaktapur et Patan proposent des maisons d'hôtes newar restaurées entre 25 et 60 € la nuit, souvent avec des chambres à fenêtres de bois sculpté donnant sur une place. Y passer une nuit permet de voir ces villes vidées de leurs visiteurs après la fermeture des billetteries.
Le haut de gamme reste limité mais intéressant : un hôtel patrimonial de Bodnath bâti avec des éléments de bois sculpté sauvés de démolitions, deux chaînes internationales et quelques lodges de crête à Nagarkot. Comptez 120 à 350 € la nuit, avec des tarifs en forte baisse pendant la mousson.
Nos adresses étape par étape, en trois gammes →
Que manger à Katmandou ?
Le dal bhat est le plat national : riz, lentilles, légumes au curry et pickles, resservis à volonté. Il coûte 2 à 5 € dans un restaurant local, davantage à Thamel. C'est le repas standard des porteurs et des guides, et le plus sûr moyen de manger équilibré pour trois fois rien.
Les momos, raviolis vapeur ou frits d'origine tibétaine, farcis au buffle, au poulet ou aux légumes, se vendent partout entre 1,50 et 4 € la portion de dix. Les échoppes de Bodnath et de Boudha servent aussi le thukpa, soupe de nouilles au bouillon d'os, très courant en hiver.
Bhaktapur produit le juju dhau, yaourt de lait de bufflonne caillé dans des pots de terre poreuse qui absorbe l'excès d'eau. Il est épais, légèrement sucré, et se mange sur place pour moins d'un euro. Les échoppes du centre historique en vendent depuis plusieurs générations.
Thamel offre une cuisine internationale abondante, des pizzerias aux tables coréennes, à 5 à 12 € le plat. L'eau du robinet n'est pas potable : achetez des bouteilles ou utilisez une gourde filtrante, plusieurs stations de remplissage existant dans le quartier pour limiter le plastique.
Pour quel type de voyageur ?
Katmandou se prête à un voyage culturel, sportif et gourmand. Que l'on parte en solo, en amoureux et même en famille, chacun y trouve son rythme. Côté hébergement, on trouve surtout des hôtels classiques, des hôtels de charme et des lodges.
Formalités & infos pratiques
Pour les voyageurs français, un visa s'obtient à l'arrivée. La langue principale est le népalais, et il faut compter environ ~13h avec une escale à Doha, Istanbul ou Dubaï de vol depuis Paris.
Sur place, pour garder internet sans payer le roaming, une eSIM à Katmandou s'active en quelques minutes et fonctionne dès l'atterrissage (forfaits à partir de 24,99 €). Pensez aussi à une assurance voyage adaptée.
Répondez à 5 questions et trouvez la destination qui colle à vos envies.
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Questions fréquentes à Katmandou
Quel budget prévoir pour un voyage à Katmandou ?
Comptez en moyenne 30-60 €/jour par personne (hors vol), soit un budget économique (€). À ajuster selon la saison et le style de voyage.
Combien de temps de vol depuis Paris ?
Le temps de vol depuis Paris pour rejoindre Katmandou est d'environ ~13h avec une escale à Doha, Istanbul ou Dubaï.
Comment obtenir le visa pour le Népal ?
Il s'obtient à l'arrivée à l'aéroport de Katmandou, aux bornes automatiques, avec un passeport valable six mois. Comptez environ 30 dollars pour quinze jours, 50 dollars pour trente jours et 125 dollars pour quatre-vingt-dix jours, payables en espèces ou par carte. Une demande en ligne quelques jours avant le départ accélère le passage aux bornes.
Combien de jours prévoir dans la vallée ?
Trois jours pleins couvrent les trois places royales de Katmandou, Patan et Bhaktapur, ainsi que Bodnath, Swayambhunath et Pashupatinath. Cinq jours permettent d'y ajouter Nagarkot, une nuit à Bhaktapur et une marge pour les formalités de trek. La plupart des voyageurs y passent deux ou trois jours à l'aller et autant au retour.
Quelle est la meilleure période pour venir ?
Octobre et novembre offrent le ciel le plus dégagé de l'année, juste après la mousson, avec des températures douces et une visibilité qui porte jusqu'à l'Himalaya. Mars et avril viennent ensuite, avec les rhododendrons en fleur. De juin à septembre, la mousson noie la vallée. De décembre à février, l'air est froid le matin et fortement pollué.
Reste-t-il des traces du séisme de 2015 ?
Oui. Le séisme du 25 avril 2015, de magnitude 7,8, a fait près de neuf mille morts dans le pays et détruit plusieurs temples de la vallée. Une grande partie a été reconstruite selon les techniques traditionnelles, en brique et en bois sculpté. Certains chantiers restent visibles, avec des échafaudages de bambou, et quelques édifices n'ont pas été relevés.
Peut-on voir l'Everest depuis Katmandou ?
Pas depuis la ville elle-même, dont l'horizon est fermé par les collines de la vallée. Depuis la crête de Nagarkot, à 2 175 mètres et trente-deux kilomètres à l'est, l'Everest apparaît par ciel dégagé comme un triangle sombre à plus de cent cinquante kilomètres. Des vols panoramiques d'une heure décollent aussi de Katmandou et longent la chaîne, autour de 200 €.










