Quand partir à Samarcande ?
→ La page détaillée mois par mois, avec les relevés réels
Meilleure période : Avril-Mai, Septembre-Octobre
À éviter si possible : décembre à février et juillet (météo moins clémente ou forte affluence).
Températures et pluie relevées à Place du Régistan · moyennes des dernières années, données Open-Meteo (ERA5).
Continental sec à 715 m d'altitude, étés très chauds et poussiéreux, hivers courts et froids, printemps et automnes doux. La meilleure période pour partir à Samarcande s'étend sur avril, mai, septembre et octobre, avec des températures qui montent jusqu'à 35-38°C (juillet). À l'inverse, janvier, février, mars, juin, juillet, août, novembre et décembre sont généralement moins favorables (météo moins clémente ou forte affluence, selon la destination), même si un voyage reste possible en s'organisant. En haute saison, réservez tôt : les prix et la fréquentation grimpent vite.
Partir à contre-courant. Pour éviter la foule sans trop sacrifier la météo, visez mars, juin, août et novembre : l'affluence retombe, les prix aussi, et le climat reste correct.
Ces mois vous inspirent ? Voyez aussi ce qui se fait de mieux ailleurs : où partir en avril · où partir en mai · où partir en septembre · où partir en octobre.
En bref
Pourquoi partir à Samarcande ?
Samarcande a été la capitale d'un empire qui allait de la mer Noire à l'Inde. Tamerlan y ramène entre 1370 et 1405 les meilleurs artisans des villes qu'il prend, de Chiraz à Delhi, et les met à bâtir. Cette concentration de savoir-faire en trente-cinq ans explique le niveau technique des coupoles à double coque, des mosaïques taillées pièce par pièce et des portails de 35 mètres. Aucune autre ville d'Asie centrale n'a reçu autant en aussi peu de temps, ce qui donne à l'ensemble une unité de style rare.
La ville a aussi été un centre scientifique de premier plan. Oulough Beg, petit-fils du conquérant, enseigne lui-même dans sa madrasa du Régistan et fait construire un observatoire dont le sextant de 40 mètres mesure la durée de l'année avec une erreur de moins d'une minute. Son catalogue de 1018 étoiles reste la référence en Europe jusqu'à Tycho Brahe. Le site a été rasé après son assassinat en 1449 et n'a été retrouvé qu'en 1908, ce qui rend la visite de la tranchée assez saisissante.
Tout se joue dans un mouchoir de poche. Le Régistan, le Gour Emir, Bibi-Khanym et Chah-e-Zindeh tiennent dans trois kilomètres, reliés par une allée piétonne plantée d'arbres. Autour, la ville soviétique et ses avenues larges ne retiennent pas, mais le bazar de Siab, le quartier tadjik aux maisons à cour et les collines d'Afrasiab donnent la matière d'un deuxième jour. Le train rapide met Samarcande à deux heures de Tachkent et une heure et demie de Boukhara.
Carte touristique de Samarcande : où se trouvent les incontournables ?
La carte ci-dessous situe les 6 incontournables détaillés dans ce guide : de quoi visualiser les distances entre chaque étape et organiser votre parcours à Samarcande.
- Place du Régistan
- Nécropole de Chah-e-Zindeh
- Mausolée du Gour Emir
- Mosquée Bibi-Khanym
- Observatoire d'Oulough Beg
- Bazar de Siab
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Estimez votre budget à Samarcande selon votre style de voyage : hébergement, repas, activités et transport sur place compris (hors vols). Ajustez la durée et le nombre de voyageurs, les totaux se recalculent.
Vols en sus, à comparer selon vos dates. Montants indicatifs par personne, hors vol, à ajuster selon la saison.
Le sum se retire aux distributeurs des banques du centre, qui délivrent parfois des dollars plutôt que la monnaie locale. Emportez des euros ou des dollars en billets neufs pour le change, refusé s'ils sont froissés. La carte passe dans les hôtels et les grands restaurants, presque nulle part ailleurs : gardez du liquide pour le bazar et les taxis.
Sécurité à Samarcande : faut-il s'inquiéter ?
Samarcande est une ville sûre, y compris pour une femme voyageant seule et y compris le soir dans le centre historique. Les vols à la tire sont rares et l'agression physique quasi inexistante, la police étant très présente autour des monuments. Les vigilances portent ailleurs. La chaleur d'abord : de juin à août, les après-midi dépassent régulièrement 38°C sans ombre sur les esplanades, ce qui impose de caler les visites avant 11h et après 17h. La circulation ensuite, avec des passages piétons peu respectés et des taxis qui roulent vite sur les avenues soviétiques. Sur le plan sanitaire, l'eau du robinet ne se boit pas, les glaces vendues à la rue sont à éviter et les troubles digestifs légers touchent beaucoup de visiteurs la première semaine. Enfin, les changements de billets se font dans les banques ou les hôtels : le change de rue existe mais reste illégal et expose à des billets périmés.
À voir et à faire à Samarcande
Les incontournables à ne pas manquer, de nos coups de cœur vécus sur place aux grands classiques à ne pas rater :
- Place du Régistan
- Nécropole de Chah-e-Zindeh
- Mausolée du Gour Emir
- Mosquée Bibi-Khanym
- Observatoire d'Oulough Beg
- Bazar de Siab
- Site archéologique d'Afrasiab
- Mausolée de Khodja Daniyar
Ce qu'il faut réserver avant de partir à Samarcande →
🧭 Découvrez l'itinéraire à Samarcande, jour par jourCarte, durées, budget et où dormir : en accès libre, à adapter à vos dates. Créer mon itinéraire sur mesure →Place du Régistan

Trois madrasas monumentales encadrent une esplanade sur trois côtés, ce qui n'existe nulle part ailleurs. Celle d'Oulough Beg, la plus ancienne, date de 1420 et servait d'université d'astronomie. Le Sher-Dor, en face, ose vers 1636 deux fauves et un soleil à visage humain, figuration rare en terre d'islam. Le Tilla-Kari, entre les deux, cache une salle de prière dont le plafond plat, doré à la feuille, simule une coupole. Les cours abritent aujourd'hui des boutiques d'artisans.
Nécropole de Chah-e-Zindeh

Une allée en pente bordée d'une quarantaine de mausolées bleus, du XIe au XIXe siècle, montant vers le sanctuaire de Kussam ibn Abbas. C'est l'ensemble le mieux conservé de la ville : beaucoup de carreaux sont d'origine, ce qui permet de comparer les techniques d'un siècle à l'autre, de la terre cuite sculptée à la mosaïque de faïence taillée. Le site reste un lieu de pèlerinage actif, avec des familles qui viennent lire et prier le vendredi.
Mausolée du Gour Emir

Le tombeau de Tamerlan, bâti en 1404, avec sa coupole cannelée de 32 mètres et son intérieur couvert d'onyx et d'or. La dalle de jade vert du cénotaphe porte une inscription menaçante que les Soviétiques ont bravée en ouvrant la tombe le 20 juin 1941 : l'anthropologue Guerassimov y a confirmé la boiterie du conquérant et reconstitué son visage. L'invasion allemande a commencé deux jours plus tard, ce qui a nourri la légende de la malédiction.
Mosquée Bibi-Khanym

La mosquée du vendredi de Tamerlan, montée entre 1399 et 1404 avec les éléphants et les artisans ramenés d'Inde. Les dimensions étaient hors norme pour l'époque : portail de 35 mètres, coupole principale de 40 mètres, quatre cents colonnes de marbre. Bâtie trop vite et trop grand, elle s'est fissurée du vivant du souverain et s'est effondrée par étapes. La restauration a relevé les trois coupoles et laissé des pans de brique nue, ce qui rend l'échelle très lisible.
Observatoire d'Oulough Beg

Sur la colline de Kouhak, à 4 km du centre, il ne reste du bâtiment de 1424 que la tranchée du grand sextant, taillée dans le roc et couverte de marbre gradué. L'instrument mesurait 40 mètres de rayon, ce qui en faisait le plus précis de son temps. Oulough Beg y a calculé la durée de l'année sidérale avec une erreur de moins d'une minute. Le musée voisin expose les instruments reconstitués et le catalogue stellaire, traduit à Oxford au XVIIe siècle.
Bazar de Siab et quartier tadjik

Adossé à Bibi-Khanym, le bazar de Siab reste le marché des habitants avant d'être un décor : pains ronds estampillés, abricots secs, kourout, épices vendues à la cuillère. Derrière, le vieux quartier tadjik aligne des maisons basses à cour intérieure, des ateliers de tissage et quelques synagogues, trace d'une communauté juive boukhariote installée depuis des siècles. Les rues n'ont pas de trottoir et la circulation y est réduite à quelques voitures.
Combien de jours et quel itinéraire à Samarcande ?
Deux jours pleins suffisent pour les grands monuments et le bazar. Un troisième permet Afrasiab, le quartier tadjik et une escapade à Chakhrisabz, la ville natale de Tamerlan, à deux heures de route par le col de Takhtakaracha.
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Samarcande en L'essentiel (2 jours)
Jour 1 : Régistan à l'ouverture, puis Bibi-Khanym et le bazar de Siab avant 11h, déjeuner de plov dans une cantine du marché, Chah-e-Zindeh en début d'après-midi, retour au Régistan après 18h pour la lumière rasante. Jour 2 : Gour Emir le matin, observatoire d'Oulough Beg et musée d'Afrasiab dans la foulée en taxi, mausolée de Khodja Daniyar à pied depuis le musée, fin d'après-midi dans le quartier tadjik et ses maisons à cour intérieure.
Samarcande en Samarcande et ses environs (4 jours)
Le socle de deux jours, plus une journée à Chakhrisabz par le col de Takhtakaracha, à 1 700 mètres, pour les ruines du palais Ak-Saray de Tamerlan et ses portails de 40 mètres. Une quatrième journée pour la fabrique de papier de mûrier de Konigil, remise en route sur des méthodes du VIIIe siècle, le mausolée d'Al-Boukhari à 25 km au nord, et un dîner préparé dans une maison d'hôtes du vieux quartier tadjik.
Samarcande en Route de la Soie ouzbèke (10 jours)
Tachkent deux jours pour le métro et le musée des arts appliqués, Samarcande trois jours, Boukhara trois jours pour le Poi-Kalon et le quartier des marchands, Khiva deux jours dans l'enceinte d'Itchan Kala. Les trois villes sont reliées par le train rapide Afrosiyob, à réserver dix jours à l'avance en haute saison. Le trajet Boukhara-Khiva se fait en train de nuit ou par la route à travers le désert de Kyzylkoum.
Comment s'y rendre et se déplacer à Samarcande ?
Le train rapide Afrosiyob relie Tachkent à Samarcande en 2h05 et Samarcande à Boukhara en 1h30, pour 10 à 20 € selon la classe. Les billets se prennent en ligne ou en gare, dix jours à l'avance en avril et en octobre. La gare est à 6 km du centre historique.
L'aéroport international, ouvert en 2022, est à 6 km au nord-est. Il reçoit des vols de Tachkent, Istanbul, Dubaï et quelques villes européennes en saison. Depuis Paris, l'option la plus fiable reste Tachkent puis le train, pour un total d'environ dix heures.
Dans la ville, les taxis se hèlent au bord de la route et se paient 15 000 à 30 000 sums la course, soit 1 à 2,50 €. Yandex Go fonctionne bien et évite la négociation. Les monuments du centre se rejoignent à pied par l'allée piétonne plantée qui longe l'avenue Registan.
Pour Chakhrisabz, les taxis partagés partent de la gare routière du sud et mettent deux heures par le col de Takhtakaracha, à 1 700 mètres. Comptez 10 à 15 € la place aller-retour avec attente, ou 40 € pour une voiture entière à la journée.
Où dormir à Samarcande ?
Maisons d'hôtes du vieux quartier tadjik : 25 à 45 € la double avec petit-déjeuner, souvent une maison à cour intérieure tenue en famille, à dix minutes à pied du Régistan. C'est le format le plus répandu et le plus intéressant à Samarcande.
Hôtels de catégorie moyenne autour de l'avenue Registan : 55 à 90 €, bâtiments récents, climatisation et ascenseur. Pratiques en juillet quand la chaleur dépasse 38°C, moins attachants que les maisons d'hôtes de la vieille ville.
Boutique-hôtels installés dans des demeures restaurées près de Bibi-Khanym : 70 à 120 €, patios, terrasses avec vue sur les coupoles et service en français ou en anglais. Réservez deux mois à l'avance pour mai et septembre.
Le complexe Silk Road Samarkand, ouvert en 2022 au bord d'un lac artificiel à 4 km du centre, regroupe plusieurs hôtels internationaux entre 120 et 200 €. Confort neuf mais quartier sans vie, prévoyez un taxi pour chaque sortie.
Nos adresses étape par étape, en trois gammes →
Que manger à Samarcande ?
Le plov de Samarcande se distingue de celui de Tachkent : le riz, la carotte et la viande restent en couches séparées et ne sont pas mélangés au service. Il se mange à midi, jamais le soir, dans les cantines à plov autour du bazar, pour 2 à 4 € la portion.
Le non de Samarcande, galette ronde estampillée à la main et cuite au tandoor, se garde plusieurs semaines et se transporte comme souvenir. Les fournées sortent vers 8h et vers 16h au bazar de Siab, entre 0,50 et 1 € la pièce selon la taille.
Les chaïkhanas servent le chachlik d'agneau au feu de bois, les samsas cuites contre la paroi du four et le lagman, nouilles étirées à la main dans un bouillon de mouton et de légumes. Comptez 4 à 8 € le repas complet avec thé vert.
En saison, les fruits font la moitié de l'intérêt : abricots de juin, melons de Mirzachul en août, raisins et grenades en septembre. Le bazar les vend au kilo pour quelques milliers de sums. Le vin ouzbek, sucré, se trouve à la cave Khovrenko, ouverte à la dégustation.
Pour quel type de voyageur ?
Samarcande se prête à un voyage culturel, gourmand et sportif. Que l'on parte en amoureux, en solo et même en famille, chacun y trouve son rythme. Côté hébergement, on trouve surtout des hôtels classiques, des hôtels de charme et des appartements et locations.
Formalités & infos pratiques
Pour les voyageurs français, aucun visa n'est nécessaire pour un séjour touristique de moins de 30 jours ; un passeport en cours de validité suffit. La langue principale est l'ouzbek, et depuis Paris comptez ~10h (escale à Istanbul, ou Paris-Tachkent en 7h puis 2h de train rapide).
Sur place, pour garder internet sans payer le roaming, une eSIM à Samarcande s'active en quelques minutes et fonctionne dès l'atterrissage (forfaits à partir de 5,99 €). Pensez aussi à une assurance voyage adaptée.
Répondez à 5 questions et trouvez la destination qui colle à vos envies.
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Questions fréquentes à Samarcande
Quel budget prévoir pour un voyage à Samarcande ?
Comptez en moyenne 45-85 €/jour par personne (hors vol), soit un budget économique (€). À ajuster selon la saison et le style de voyage.
Combien de temps de vol depuis Paris ?
Pour rejoindre Samarcande depuis Paris, comptez ~10h (escale à Istanbul, ou Paris-Tachkent en 7h puis 2h de train rapide).
Faut-il un visa pour l'Ouzbékistan ?
Non pour un séjour touristique de moins de 30 jours avec un passeport français, belge ou suisse : l'entrée se fait sans formalité préalable. Un enregistrement du lieu de séjour est en revanche obligatoire, mais les hôtels et maisons d'hôtes s'en chargent et remettent un petit ticket à conserver jusqu'à la sortie du territoire.
Combien de jours faut-il à Samarcande ?
Deux jours pleins couvrent le Régistan, Chah-e-Zindeh, le Gour Emir, Bibi-Khanym et le bazar sans courir. Un troisième jour ouvre Afrasiab, le quartier tadjik et l'observatoire, ou une excursion à Chakhrisabz. Au-delà, mieux vaut basculer vers Boukhara, à 1h30 de train rapide.
Quelle est la meilleure période ?
Avril et mai, puis septembre et octobre : journées entre 22 et 30°C, ciel dégagé et fruits sur les étals. Juillet et août dépassent souvent 38°C, ce qui rend les esplanades sans ombre difficiles à midi. De décembre à février, il gèle la nuit mais les monuments sont vides et les prix les plus bas de l'année.
Comment aller de Tachkent à Samarcande ?
Par le train rapide Afrosiyob, deux heures cinq de trajet et 10 à 20 € selon la classe, avec plusieurs départs par jour. Réservez dix jours à l'avance en avril, mai, septembre et octobre, les places partent vite. Le train classique met trois heures pour moitié prix, la route quatre heures en taxi partagé.
Combien coûtent les entrées des monuments ?
Entre 20 000 et 50 000 sums, soit 1,50 à 4 € par site. Le Régistan est le plus cher, le bazar de Siab et les collines d'Afrasiab sont gratuits. Il n'existe pas de pass groupé. Prévoyez du liquide, la plupart des billetteries ne prennent pas la carte bancaire étrangère.










