Bucarest
Bucarest aligne le deuxième plus grand bâtiment administratif du monde, 365 000 m2 de marbre commandés par Ceausescu, et des ruelles d'églises orthodoxes du XVIIIe siècle à dix minutes de marche. Entre les deux, des villas Art déco, des parcs immenses et des terrasses bon marché.
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Bucarest · Photo Natalia Sevruk / Pexels
Que faire à Bucarest en 4 jours

Jour 1
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Un bloc de 84 mètres de haut et 365 000 m2 de planchers, commandé par Nicolae Ceausescu en 1984 et jamais tout à fait terminé. Vingt mille ouvriers ont travaillé en trois-huit sur un chantier qui a rasé un cinquième du centre historique, déplacé quarante mille habitants et fait disparaître une vingtaine d'églises. À l'intérieur, 1 100 pièces, 480 lustres, du marbre de Ruschita partout et neuf niveaux souterrains dont un abri antiatomique. La visite guidée en couvre une portion minuscule.
💡 Réservez par téléphone au moins 24 heures à l'avance, les billets ne se vendent pas en ligne, et retirez-les le jour même à la caisse de la salle Constantin Brâncuși, rue Izvor 2-4. Présentez-vous avec le passeport ou la carte d'identité, le permis de conduire est refusé. La visite standard dure une heure. Tarif : environ 12 € (60 lei).
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Une petite église de monastère achevée en 1724, en plein Lipscani, seule rescapée d'un ensemble détruit au XIXe siècle. Sa façade en style brancovan mêle colonnes de pierre sculptées, arcades et médaillons peints, sur une surface à peine plus grande qu'une chapelle de village. La cour intérieure abrite un lapidaire de pierres tombales et de fragments d'églises rasées sous le régime communiste. La communauté monastique entretient une bibliothèque de musique byzantine et chante les offices tous les matins.
💡 Passez vers 8h pour entendre les chants de l'office, et gardez les épaules couvertes. La cour et le lapidaire se visitent librement dans la journée. Tarif : gratuit.

Jour 2
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Installé dans l'ancien palais royal de la Calea Victoriei, dont la façade porte encore des impacts de balles de décembre 1989. Deux parcours cohabitent : l'art roumain médiéval, avec des icônes et des fragments d'églises en bois sauvés des démolitions, et une galerie européenne réunie par les rois de Roumanie, où figurent El Greco, Rembrandt, Bruegel l'Ancien et Monet. Une salle entière est consacrée à Constantin Brancusi avant son départ pour Paris.
💡 Le billet donne accès aux galeries permanentes et la file reste courte en semaine. Fermé le lundi et le mardi, ouvert de 10h à 18h du mercredi au vendredi et de 11h à 19h le samedi et le dimanche, gratuit le premier mercredi du mois. Tarif : environ 6,50 € (32 lei).
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Le quartier des marchands, dont le nom vient des commerçants qui rapportaient leurs stocks de Leipzig. C'est le plus ancien morceau de la ville : la Curtea Veche, cour princière bâtie sous Vlad Tepes, porte l'acte de 1459 où Bucarest apparaît pour la première fois par écrit. Les ruelles pavées alignent aujourd'hui caves à bière, terrasses et librairies, dont la Carturesti Carusel installée dans un immeuble de 1903 rendu à ses propriétaires après 1990. Caru' cu Bere sert depuis 1899 sous des voûtes néogothiques.
💡 Venez en début de soirée pour les terrasses, plus tôt si vous voulez photographier les ruelles vides. Le week-end après minuit, le quartier tourne à la sortie de bars bruyante. Tarif : gratuit.

Jour 3
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Une rotonde à coupole et péristyle corinthien, financée en 1888 par souscription publique sous le slogan donnez un leu pour l'Athénée, quand l'État a renoncé à payer. La salle de concert de 794 places, dont 600 au parterre, est ceinte d'une fresque circulaire de 70 mètres qui déroule l'histoire roumaine des Romains à l'unification de 1918. C'est la maison de l'orchestre philharmonique George Enescu et la scène principale du festival qui porte son nom, tous les deux ans en septembre. L'acoustique passe pour l'une des meilleures d'Europe centrale.
💡 Mieux vaut y venir pour un concert : les places du haut se trouvent autour de 10 € et se prennent en ligne. Hors concert, l'entrée se limite au hall et à la salle, et la billetterie ferme du 1er juillet au 4 septembre. Tarif : environ 3 € la visite (15 lei), en espèces uniquement.
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Un bâtiment de brique de style néoroumain construit en 1912, qui abrite 90 000 objets rassemblés dans les campagnes : icônes sur verre, costumes de mariage, poteries, outils, portes sculptées. La muséographie, signée Horia Bernea au début des années 1990, refuse les vitrines explicatives et joue sur l'accumulation et le silence, ce qui lui a valu le prix du musée européen de l'année en 1996. La maison en bois d'Antonie Mogoș, venue de Gorj, a été remontée entière à l'intérieur du bâtiment, et l'église en bois de Bejan, du XVIIIe siècle, se dresse dans la cour. Le sous-sol expose l'iconographie communiste retirée des salles.
💡 La boutique du musée vend des textiles et des céramiques d'ateliers encore en activité, c'est le meilleur endroit de la ville pour un souvenir. Fermé le lundi et le mardi, ouvert de 10h à 18h du mercredi au dimanche, l'exposition permanente se visitant par groupes toutes les 90 minutes, à 10h, 11h30, 13h, 14h30 et 16h. Tarif : environ 4 € (20 lei).

Jour 4
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Neuf hectares au bord du lac Herastrau, occupés par 223 constructions paysannes démontées dans toute la Roumanie puis remontées poutre par poutre. Le sociologue Dimitrie Gusti a ouvert le site en 1936, après des campagnes d'enquête menées village par village. On y passe d'une maison de Maramures à toit de bardeaux à une demeure semi-enterrée du delta du Danube, avec moulins, puits à balancier et trois églises de bois. Les intérieurs sont meublés comme au moment du démontage.
💡 Comptez deux heures et entrez par la porte principale du boulevard Kiseleff, la seconde entrée est souvent fermée. Le musée reste ouvert par temps froid, mais les intérieurs des maisons sont fermés le lundi et le mardi pour entretien, avec 50 % de réduction sur le billet ces jours-là. Tarif : environ 8 € (40 lei).
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Cent quatre-vingt-sept hectares autour d'un lac de 74 hectares, aménagés dans les années 1930 sur d'anciens marécages, et rebaptisés parc du Roi Michel Ier en 2017. On en fait le tour à pied en deux heures, en croisant l'allée des bustes des écrivains européens, une roseraie, des pontons de barques et des terrasses les pieds dans l'eau. Les Bucarestois y courent, pêchent et jouent aux échecs. Un bateau électrique fait la traversée du lac au printemps et en été.
💡 Entrez côté Charles de Gaulle et sortez par le musée du village, les deux se visitent d'affilée. Location de barque autour de 5 € la demi-heure en saison. Tarif : gratuit.
« Réserver » (hôtels) et « via GetYourGuide » (activités) sont des liens d'affiliation (Booking, GetYourGuide). Prix, durées et distances indicatifs.
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