Quand partir à Penang ?
→ La page détaillée mois par mois, avec les relevés réels
Meilleure période : Décembre-Mars
À éviter si possible : mai à octobre (météo moins clémente ou forte affluence).
Températures et pluie relevées à George Town · moyennes des dernières années, données Open-Meteo (ERA5).
Équatorial chaud et humide toute l'année, pluies les plus fortes de septembre à novembre, période plus sèche de décembre à mars. La meilleure période pour partir à Penang s'étend sur janvier, février, mars et décembre, avec des températures qui montent jusqu'à 32-33°C (avril-mai). À l'inverse, avril, mai, juin, juillet, août, septembre, octobre et novembre sont généralement moins favorables (météo moins clémente ou forte affluence, selon la destination), même si un voyage reste possible en s'organisant. En haute saison, réservez tôt : les prix et la fréquentation grimpent vite.
Partir à contre-courant. Pour éviter la foule sans trop sacrifier la météo, visez avril et novembre : l'affluence retombe, les prix aussi, et le climat reste correct.
Ces mois vous inspirent ? Voyez aussi ce qui se fait de mieux ailleurs : où partir en janvier · où partir en février · où partir en mars · où partir en décembre.
En bref
Pourquoi partir à Penang ?
George Town est né d'un calcul commercial. En 1786, le capitaine Francis Light obtient l'île pour la Compagnie anglaise des Indes orientales et en fait un port franc sur la route entre l'Inde et la Chine. Le résultat, deux siècles plus tard, tient dans un rectangle de rues où se succèdent temples chinois, mosquées indiennes, temples tamouls et églises anglicanes, souvent dans le même pâté de maisons. Environ 1 700 bâtiments y sont protégés depuis l'inscription au patrimoine mondial en 2008.
La cuisine y est un motif de voyage à part entière, et pas un supplément. Le brassage entre Chinois du Fujian, Malais, Tamouls et Peranakan a produit une série de plats que l'on ne trouve nulle part ailleurs sous cette forme : char kway teow sauté au wok à feu vif, laksa assam au bouillon de maquereau et tamarin, nasi kandar servi à la louche, rojak, cendol glacé. Tout se mange debout ou sur des tabourets de plastique, pour deux ou trois euros le plat.
L'île fait 293 km2 et permet de changer complètement de décor en quarante minutes. Au sud-ouest, le complexe bouddhiste de Kek Lok Si s'étage sur une colline depuis 1891. Au centre, un funiculaire de 1923 monte à 833 mètres dans une forêt primaire où la température perd cinq degrés. Au nord, les plages de Batu Ferringhi et le plus petit parc national de Malaisie, avec ses tortues pondeuses et son lac où l'eau douce flotte sur l'eau salée.
Carte touristique de Penang : où se trouvent les incontournables ?
La carte ci-dessous situe les 6 incontournables détaillés dans ce guide : de quoi visualiser les distances entre chaque étape et organiser votre parcours à Penang.
- George Town
- Jetées des clans
- Kek Lok Si
- Penang Hill
- Batu Ferringhi
- Parc national de Penang
Combien coûte un voyage à Penang en 2026 ? Calculette budget
Estimez votre budget à Penang selon votre style de voyage : hébergement, repas, activités et transport sur place compris (hors vols). Ajustez la durée et le nombre de voyageurs, les totaux se recalculent.
Vols en sus, à comparer selon vos dates. Montants indicatifs par personne, hors vol, à ajuster selon la saison.
Les distributeurs sont partout dans le centre et acceptent sans difficulté les cartes européennes. Les cartes passent dans les hôtels, les cafés et les grandes surfaces, mais jamais chez les hawkers ni dans les bus : gardez 100 à 200 ringgits en petites coupures. Les paiements par QR code se généralisent, mais ils demandent un compte bancaire malaisien et restent inaccessibles aux voyageurs.
Sécurité à Penang : faut-il s'inquiéter ?
Penang est une destination très sûre, où l'on marche sans crainte de jour comme tard le soir dans le centre classé. Les seuls incidents récurrents sont les vols à l'arraché depuis un deux-roues, principalement sur les trottoirs des grandes avenues : portez votre sac du côté opposé à la chaussée. Sur la route, la circulation est dense et les motos remontent les files sur les côtés, ce qui rend la traversée des grands axes délicate. La chaleur et l'humidité constituent le vrai facteur limitant : entre 11h et 16h, l'effort devient pénible, et il faut boire beaucoup et adopter le rythme local, actif tôt le matin et en soirée. Les stands de hawkers sont globalement fiables, la rotation des produits étant très rapide ; préférez ceux dont la file ne désemplit pas. La dengue circule dans les zones urbaines, ce qui justifie un répulsif en journée. Enfin, dans le parc national, l'inscription au bureau d'entrée est obligatoire et les sentiers deviennent très glissants après la pluie.
À voir et à faire à Penang
Les incontournables à ne pas manquer, de nos coups de cœur vécus sur place aux grands classiques à ne pas rater :
- George Town et ses shophouses
- Street art de George Town
- Jetées des clans
- Temple de Kek Lok Si
- Penang Hill
- Manoir Cheong Fatt Tze
- Marché de nuit de Gurney Drive
- Parc national de Penang
Ce qu'il faut réserver avant de partir à Penang →
🧭 Découvrez l'itinéraire à Penang, jour par jourCarte, durées, budget et où dormir : en accès libre, à adapter à vos dates. Créer mon itinéraire sur mesure →George Town, ville classée

Le centre historique s'organise autour de rues tracées dès 1786, avec environ 1 700 bâtiments protégés dans la zone classée. La shophouse domine : boutique au rez-de-chaussée, logement à l'étage, façade étroite, cours intérieures pour la ventilation et arcade couverte de cinq pieds sur la rue. Les styles se succèdent du début du XIXe siècle à l'Art déco des années 1930. Une même rue peut aligner temple chinois, mosquée indienne, temple tamoul et église anglicane, héritage direct du port franc.
La cuisine de rue de Penang

Le char kway teow, nouilles plates sautées au wok avec coques, ciboule chinoise et saucisse, se juge à la maîtrise du feu. Le laksa assam, bouillon de maquereau au tamarin, à la menthe et à l'ananas, n'a rien à voir avec le laksa au lait de coco du sud. Le nasi kandar, riz servi avec plusieurs currys versés à la louche, vient des Tamouls musulmans. Le cendol, glace pilée au sirop de sucre de palme et vermicelles verts, ferme le repas. Comptez 8 à 15 ringgits le plat.
Les jetées des clans

À la fin du XIXe siècle, des familles chinoises du Fujian construisent sur pilotis, au bord du chenal, des villages entiers organisés par patronyme : Chew, Lim, Tan, Lee, Yeoh, Koay. Chaque jetée avance de deux ou trois cents mètres dans l'eau, avec une passerelle centrale, des maisons de bois de part et d'autre et un temple au bout. La jetée Chew, la plus grande, reste habitée par une centaine de familles. Ce sont des quartiers ordinaires, pas un musée, et cela se respecte.
Kek Lok Si

Le plus vaste complexe bouddhiste de Malaisie, entrepris en 1891 sur une colline d'Air Itam et agrandi sans interruption depuis. La pagode des Dix mille bouddhas superpose sept étages dont la base est chinoise, le milieu thaïlandais et le sommet birman. Plus haut, une statue de bronze de Kuan Yin dépasse trente mètres sous un pavillon à colonnes, atteinte par un ascenseur incliné. Pendant les deux semaines du Nouvel An chinois, des dizaines de milliers de lanternes éclairent l'ensemble du site chaque soir.
Penang Hill

Une crête à 833 mètres au-dessus de George Town, où les Britanniques bâtirent dès la fin du XVIIIe siècle des bungalows pour échapper à la chaleur. Le funiculaire, ouvert en 1923 et entièrement reconstruit en 2011, franchit 1,9 km sur une pente très raide en une dizaine de minutes. En haut, la température perd cinq degrés et l'on trouve un temple hindou, une mosquée, des jardins et une passerelle de canopée installée dans une forêt primaire vieille de plusieurs dizaines de millions d'années.
Le parc national et les plages du nord

Batu Ferringhi aligne les resorts sur quelques kilomètres de sable, avec un marché de nuit et des activités nautiques, sans que l'eau y soit très claire. Plus loin, le parc national de Penang, classé en 2003 sur vingt-trois kilomètres carrés, se parcourt à pied depuis son bureau d'accueil. Deux sentiers de deux heures mènent l'un au phare de Muka Head allumé en 1883, l'autre à la plage de Kerachut, où des tortues vertes pondent et où un lac méromictique sépare eau douce et eau salée.
Combien de jours et quel itinéraire à Penang ?
Trois jours pleins suffisent pour le centre classé, les jetées, Kek Lok Si et Penang Hill, en mangeant sérieusement à chaque repas. Cinq jours permettent d'ajouter le parc national, une journée de plage au nord et le temps de refaire deux ou trois adresses de hawkers repérées la veille.
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Penang en L'essentiel (3 jours)
Jour 1 : centre classé à pied au petit matin, circuit des fresques et des caricatures en fer forgé, jetées des clans en fin d'après-midi, dîner à Gurney Drive. Jour 2 : Kek Lok Si en milieu d'après-midi, puis funiculaire de Penang Hill pour le coucher du soleil sur le détroit. Jour 3 : manoir Cheong Fatt Tze en visite guidée, temples de Little India et de Chinatown, dernier repas de nasi kandar avant le vol.
Penang en Penang au complet (5 jours)
Le même socle, plus une journée entière dans le parc national avec la marche vers Kerachut, son lac méromictique et son centre de tortues, retour en bateau depuis la plage. Ajoutez une demi-journée à Batu Ferringhi et son marché de nuit, une matinée au marché de Chowrasta et au musée Peranakan, et gardez une soirée entière pour retourner dans les deux ou trois stands de hawkers qui vous auront le plus marqué.
Penang en Malaisie du nord (2 semaines)
Kuala Lumpur trois nuits à l'arrivée, puis le train à grande vitesse ou un vol court vers Penang pour quatre nuits à George Town. Ensuite Langkawi, en vol de quarante minutes ou en ferry saisonnier, pour quatre nuits de plage et de mangrove. Terminer par les Cameron Highlands et leurs plantations de thé, à quatre heures de route de Penang, avant de redescendre sur Kuala Lumpur pour le vol retour, en train de nuit ou en voiture de location.
Comment s'y rendre et se déplacer à Penang ?
L'aéroport de Penang se trouve à 20 km au sud de George Town, avec des vols directs depuis Kuala Lumpur, Singapour et Bangkok. Comptez 25 à 60 € l'aller depuis Kuala Lumpur et une quarantaine de minutes de taxi jusqu'au centre historique.
Le bus Rapid Penang couvre toute l'île pour 1,40 à 4 ringgits, avec la ligne 101 vers Batu Ferringhi et la 204 vers Air Itam et Kek Lok Si. Une navette gratuite, la ligne CAT, boucle dans le centre classé toutes les vingt minutes.
Le centre historique se parcourt entièrement à pied, un kilomètre et demi du nord au sud. Les arcades couvertes de cinq pieds protègent du soleil et de la pluie, et les vélos partagés complètent bien la marche pour le circuit des fresques.
Le train relie Kuala Lumpur à Butterworth, sur la rive continentale, en quatre heures, puis un ferry de quinze minutes traverse vers George Town pour deux ringgits. C'est plus long que l'avion mais bien moins cher, avec une belle arrivée par la mer.
Où dormir à Penang ?
Auberges et hôtels capsules du centre classé, autour de Love Lane et de Muntri Street : 10-25 € la nuit, souvent installés dans des shophouses restaurées. C'est le format le plus répandu et il place tout à portée de marche.
Shophouses transformées en maisons d'hôtes de charme : 60-130 €, une poignée de chambres autour d'un patio, avec carreaux de ciment d'origine et mobilier peranakan. Elles se réservent tôt entre décembre et février, la haute saison de l'île.
Hôtels de chaîne du quartier de Komtar et de Gurney : 40-80 €, tours modernes avec piscine sur le toit, à dix ou vingt minutes de marche du centre classé. C'est le compromis habituel pour les familles et les séjours de plus de trois nuits.
Resorts de Batu Ferringhi, sur la côte nord : 120-250 €, plage privée, spa et navettes vers la ville. La mer y est chaude mais rarement transparente, ce qui en fait davantage un lieu de repos qu'une destination balnéaire.
Nos adresses étape par étape, en trois gammes →
Que manger à Penang ?
Le char kway teow, nouilles plates sautées au wok avec coques, ciboule et saucisse chinoise, se juge à l'intensité du feu et se vend 10 à 15 ringgits. Les meilleurs stands ne préparent que trois ou quatre portions à la fois et affichent une file continue.
Le laksa assam, bouillon de maquereau au tamarin, à l'ananas et à la menthe, garni d'une cuillerée de pâte de crevettes fermentée, coûte 8 à 12 ringgits. Il n'a rien à voir avec le laksa au lait de coco servi dans le sud du pays.
Le nasi kandar vient des marchands tamouls musulmans qui portaient jadis leurs marmites suspendues à une palanche. On choisit son riz, puis plusieurs currys versés successivement dans l'assiette, pour 10 à 20 ringgits selon les garnitures.
Le cendol, glace pilée arrosée de sirop de sucre de palme et de lait de coco avec des vermicelles de farine de riz verts, se mange debout devant les échoppes de Penang Road pour 4 à 7 ringgits. C'est le dessert obligé après un plat épicé.
Pour quel type de voyageur ?
Penang se prête à un voyage gourmand, culturel et reposant. Que l'on parte en amoureux, en famille et même en solo, chacun y trouve son rythme. Côté hébergement, on trouve surtout des hôtels classiques, des hôtels de charme et des appartements et locations.
Formalités & infos pratiques
Pour les voyageurs français, aucun visa n'est nécessaire pour un séjour touristique de moins de 90 jours ; un passeport en cours de validité suffit. La langue principale est le malais, et depuis Paris comptez ~15h (escale à Kuala Lumpur ou dans le Golfe, puis 1h de vol intérieur).
Sur place, pour garder internet sans payer le roaming, une eSIM à Penang s'active en quelques minutes et fonctionne dès l'atterrissage (forfaits à partir de 3,99 €). Pensez aussi à une assurance voyage adaptée.
Répondez à 5 questions et trouvez la destination qui colle à vos envies.
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Questions fréquentes à Penang
Quel budget prévoir pour un voyage à Penang ?
Comptez en moyenne 40-80 €/jour par personne (hors vol), soit un budget économique (€). À ajuster selon la saison et le style de voyage.
Faut-il un visa pour se rendre à Penang (voyageur français) ?
Formalités : aucun visa nécessaire (séjour touristique de moins de 90 jours), carte d'arrivée numérique MDAC à remplir. La monnaie locale est le ringgit (MYR) et la langue principale est le malais. Vérifiez toujours les conditions à jour avant le départ.
Combien de temps de vol depuis Paris ?
Pour rejoindre Penang depuis Paris, comptez ~15h (escale à Kuala Lumpur ou dans le Golfe, puis 1h de vol intérieur).
Combien de jours prévoir à Penang ?
Trois jours pleins couvrent le centre classé, les fresques, les jetées des clans, Kek Lok Si et Penang Hill. Cinq jours deviennent intéressants si vous ajoutez le parc national, une journée sur la côte nord et le temps de retourner dans les stands de hawkers repérés la veille. En dessous de deux jours, il ne reste qu'un aperçu du centre historique.
Où loger, en ville ou à la plage ?
Dans le centre classé pour l'essentiel du séjour : tout s'y fait à pied, la cuisine de rue est à cinquante mètres et l'ambiance du soir vaut le déplacement. Batu Ferringhi, au nord, convient pour deux ou trois nuits de repos, mais l'eau y est rarement claire et il faut trente à quarante minutes de bus pour revenir en ville.
Où manger la meilleure cuisine de rue ?
Les centres de hawkers plutôt que les restaurants : Gurney Drive en bord de mer, Chulia Street le soir, New Lane, Kimberley Street et le marché de Chowrasta le matin. La règle locale est simple, on choisit le stand qui a la plus longue file de familles du quartier. Beaucoup ferment un jour fixe par semaine, souvent le lundi ou le mardi.
Quand partir à Penang ?
De décembre à mars, la période la plus sèche, avec des averses courtes et un ciel dégagé une bonne partie de la journée. Septembre à novembre concentre les pluies les plus fortes. Le Nouvel An chinois, entre fin janvier et février, illumine Kek Lok Si pendant deux semaines mais fait grimper les hébergements et ferme de nombreux commerces pendant trois jours.
Comment rejoindre Penang depuis Kuala Lumpur ?
Le vol dure une heure et coûte 25 à 60 € l'aller sur les compagnies domestiques, avec de nombreuses rotations quotidiennes. Le train jusqu'à Butterworth demande quatre heures, puis un ferry de quinze minutes traverse vers George Town pour deux ringgits. Le bus met cinq heures pour une vingtaine d'euros, avec des départs toute la journée depuis le terminal de Bandar Tasik Selatan.









